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Telle est la devise du CERCOOP Y a t-il, au-delà même de ce symbole, une formule plus harmonieuse et plus pertinente pour aborder le thème de la coopération décentralisée ? Le temps n'est-il pas venu de nous connaître et de nous reconnaître en dépit de nos appartenances culturelle, religieuse ou politique, de nous mobiliser, de nous concerter et de laisser, pourquoi pas, la domination économique et technologique permettre de multiples échanges interculturels basés sur le principe d'égalité ? L'inscription du développement dans la durée ne passe-t-elle pas par la connaissance et le respect des populations, de leur environnement et la construction de leur autonomie ? Le Conseil Régional de Franche-Comté n'entend pas donner de leçon ni se poser comme modèle. Il lui suffit de servir parfois de référence compte tenu de sa longue pratique et de sa volonté de cibler des actions cohérentes qui tendent au développement durable, dans un cadre de respect mutuel, de vraie réciprocité et d'utilité commune. Il entend avec les cofondateurs du CERCOOP poursuivre ce dialogue constructif qui permet l'échange des expériences, la confrontation des solutions et l'évaluation des résultats. En soutenant activement le CERCOOP avec l'État, les Départements et la Ville de Belfort, le Conseil Régional tient à affirmer son attachement à la coopération, à en constater les évolutions au nord et au sud, à engager une évaluation des projets et pouvoir ainsi répondre utilement et durablement à la forte attente des populations bénéficiaires et développer un véritable partenariat basé sur une approche radicalement nouvelle de la solidarité. tel est notre principal objectif et notre véritable ambition. Jean-François Humbert Président du Conseil Régional de Franche-Comté |
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les activités du CERCOOP Dans le dernier numéro de la LDC, nous vous annoncions la clôture du recensement le 1er février. Mais le bouche à oreille fonctionnant, des Fiches Actions nous sont parvenues jusqu'au 7 avril ! Devant un tel succès, nous avons différé la publication du "Répertoire 2000 des initiatives franc-comtoises" jusqu'à fin avril. Il a été diffusé début mai auprès de tous ceux qui avaient contribué à sa réalisation. Les autres trouveront très bientôt les Fiches Actions en ligne sur notre site Internet. - La 2e session de formation du CERCOOP a eu lieu le 18 mars 2000 sur le thème "les cofinancements de la coopération non gouvernementale par le Ministère des Affaires Étrangères". - La 3e session de formation du CERCOOP, organisée en partenariat avec l'Académie de Besançon et l'IUFM de Franche-Comté, a eu lieu le 28 avril 2000 à la Saline Royale sur le thème "éducation au développement et coopération" (lire...). - La 4e session de formation du CERCOOP aura lieu le 24 juin 2000 à la Saline Royale sur le thème "établir un budget". - Le CERCOOP a participé les 3 et 4 avril dernier à une "rencontre des dispositifs régionaux de concertation et d'appui aux acteurs de la coopération et de la solidarité internationale" organisée à Lyon par nos collègues de RESACOOP (Rhône-Alpes). Une dizaine de dispositifs régionaux y étaient représentés. Une bonne occasion de mieux connaître nos homologues et d'échanger nos expériences et savoir-faire. De nouvelles rencontres de ce type sont prévues pour les mois à venir. - Un groupe régional "Maroc" s'est réuni pour la première fois le 12 avril 2000, à Belfort, à l'initiative du CERCOOP et de la Maison de la Méditerranée de Belfort (pôle CERCOOP Nord Franche-Comté), pour préciser les principales orientations thématiques de la coopération décentralisée franc-comtoise au Maroc. Un compte-rendu de la réunion sera sous peu adressé au Ministère des Affaires Étrangères afin d'envisager la prise en compte de ces orientations dans l'élaboration du Programme Prioritaire Maroc. Le groupe régional "Maroc" servira par ailleurs de base à la constitution d'un groupe "Méditerranée " qui devrait être réuni en juin . - Une première réunion du Comité de Coordination de la Semaine de la Solidarité Internationale 2000 a eu lieu le 15 mai dernier à la Saline Royale, dans le but de préparer cet événement majeur (cf. rubrique "le mot des antennes" du numéro précédent) qui se déroulera cette année du 18 au 26 novembre. - La prochaine réunion du Comité d'Orientation du CERCOOP aura lieu le 8 juin 2000. - Un groupe régional de coopération "développement rural" se réunira pour la première fois à la Saline Royale le samedi 10 juin prochain, de 10h00 à 17h00. - Un groupe régional de coopération "Afrique de l'Ouest" se réunira pour la première fois à la Saline Royale le samedi 1er juillet prochain, de 10h00 à 17h00. Le CERCOOP a participé le 26 avril 2000 à l'accueil à la Saline Royale de M. Yero Boly, Ministre de l'Administration Territoriale et de la Sécurité au Burkina Faso, et à ce titre chargé de la mise en œuvre de la coopération décentralisée. M. Boly était en visite officielle en France sur invitation de M. Jean-pierre Chevènement, Ministre de l'Intérieur. (lire...). |
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coopération pédagogique, éducative et culturelle : le coup de pouce du CERCOOP Depuis l'inauguration officielle du CERCOOP le 2 octobre dernier, une véritable collaboration s'est instaurée entre l'équipe du CERCOOP, les services de la Délégation Académique aux Relations Internationales et à la Coopération de Franche-Comté (DARIC) et ceux de la cellule "relations internationales et langues vivantes" de l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Franche-Comté. Ce partenariat s'est d'abord manifesté par la co-organisation de formations. Ainsi, c'est la qualité de ce partenariat qui a permis de réunir le 28 avril dernier à la Saline Royale 55 personnes (représentants de services déconcentrés de l'État, enseignants, chercheurs, responsables associatifs, etc.) pour une formation organisée autour du thème "éducation au développement et coopération". Nos relations se développent aujourd'hui à travers des opérations de coopération pédagogique, éducative et culturelle portées par l'Académie de Besançon et/ou l'IUFM de Franche-Comté, avec le soutien technique du CERCOOP.
M. Pierre ALLAIN, DARIC Académie de Besançon Tél.: 03 81 65 74 05 M. Éric OUDOT, chargé des relations internationales et langues vivantes IUFM de Franche-Comté Tél.: 03 81 65 71 53 |
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la coopération décentralisée franco-burkinabé en questions Le 26 avril dernier, nous avions l'honneur de recevoir à la Saline Royale Monsieur Yero Boly, Ministre de l'Administration Territoriale et de la Sécurité au Burkina Faso, en visite officielle en France. M. Boly a en charge les questions relatives à la décentralisation ; nous lui avons demandé de bien vouloir nous accorder un entretien, que voici. CERCOOP : Monsieur le Ministre, vous avez en charge la décentralisation au Burkina Faso ; quel est à vos yeux l'état d'avancement actuel du processus de décentralisation ? M. Yero Boly : Notre processus est au terme du premier mandat des conseils municipaux ; nous devons renouveler aujourd'hui ces conseils. C'est un processus qui avait connu une longue rupture, car de 1965 à 1995, les choses ont été en suspens. Nous recommençons pratiquement à zéro : il faut réintroduire cette éducation démocratique au niveau des populations urbaines, faire en sorte que la décentralisation soit une réalité, aussi bien dans le concept que dans le management quotidien des municipalités. Par conséquent, c'est un processus tout à fait jeune, qui a de grandes ambitions, et qui a su aussi dégager quelques acquis ; un processus qui peut aussi servir de diagnostic pour les mandats à venir. CERCOOP : Concernant ce processus que vous décrivez, le CERCOOP s'interroge naturellement sur la coopération décentralisée. Quelle est la place que vous lui accordez aujourd'hui au Burkina Faso ? M. Yero Boly : Une place très importante, parce qu'à ce niveau, nous sommes obligés de "coller" notre approche à la réalité ; je dois dire que les collectivités territoriales, aussi bien les vôtres, que celles du Sud, nous ont devancés sur ce terrain. En réalité, nous avons aujourd'hui pour mission de les accompagner. C'est la raison pour laquelle sur le plan de ce que nous appelons aujourd'hui au Burkina les TOD - les Textes d'Orientation de la Décentralisation - nous avons consacré une place importante à la coopération décentralisée. Notre rôle en tant que Ministère chargé de la décentralisation est d'opérer une sorte de coordination pour avoir une vue d'ensemble du déroulement de cette coopération décentralisée. Dans ce cadre, nous avons pour ambition de mettre en place dans un proche avenir une Commission Nationale de la Coopération Décentralisée, qui sera une structure au sein de laquelle siègeront la société civile, les partenaires du développement, et un certain nombre de départements ministériels directement concernés par les activités des municipalités. Le rôle de la Commission sera de faire en sorte que s'établissent des statistiques, à partir du centre ou de n'importe quelle municipalité, pour qu'on puisse avoir une vue d'ensemble de ce qui est premier en matière d'échanges entre municipalités du Nord et municipalités du Sud. En résumé, la coopération décentralisée au Burkina Faso est un volet qui a une place de choix dans le processus de décentralisation. CERCOOP : Vous soulignez l'importance que vous accordez aux relations internationales des collectivités ; en ce qui concerne la vie associative, vous pensez que les associations burkinabé sont aussi engagées que les collectivités burkinabé dans ce processus de coopération ? M. Yero Boly : Oui, elles y sont engagées ; à titre d'exemple, en dépit de la jeunesse de notre décentralisation, nous avons une association des maires du Burkina Faso qui est très dynamique et déjà suffisamment connue dans la sous-région. Elle est partie prenante du processus de décentralisation, et occupe une place de choix dans ce que nous entreprenons en direction des municipalités. Au-delà de cela, il y a beaucoup d'éléments de la société civile, beaucoup d'associations, qui s'intéressent au processus de décentralisation. Elles ont déjà fait preuve de leur détermination à accompagner ce processus et surtout de leur efficacité dans cet accompagnement. CERCOOP : Du point de vue de l'homme de gouvernement que vous êtes, quels sont les thèmes prioritaires à développer par la coopération décentralisée au Burkina Faso ? M. Yero Boly : Je crois que la coopération décentralisée doit être perçue comme un cadre d'échanges d'expériences entre les municipalités du Nord et celles du Sud. Au Nord, vous avez beaucoup d'expérience en la matière, et ce que nous souhaitons voir s'instaurer, c'est une sorte de partenariat qui mette l'accent sur une forme d'expertise de la gestion municipale, ce qui me fait d'office penser au volet "formation" bien sûr. Il ne faut pas oublier de communiquer au maximum dans le cadre de ces échanges, parce que nous vivons aujourd'hui dans un "village planétaire", où les expériences des uns et des autres sont à prendre en compte, pour avancer avec toutes les chances de succès. Donc, prioritairement, la formation, l'appui dans certains domaines comme la fiscalité, la gestion budgétaire, etc. ; il faut que les collectivités arrivent à aider les uns et les autres à se prendre très rapidement en charge et à acquérir leur autonomie. En parallèle, ce qui doit revenir à l'État doit être le minimum : appui, contrôle de légalité, etc.. CERCOOP : Vous évoquez l'importance de la formation. Dans des domaines comme le développement rural, la priorité vous semble-t-elle aussi aller à la formation, la formation des éleveurs par exemple ? M. Yero Boly : Oui, effectivement ; lorsque on parle de coopération décentralisée, il ne faut pas négliger le volet "développement local". A ce titre, on embrasse déjà le monde rural, le monde paysan. Comme vous le savez, le monde paysan, chez nous, est un monde qui n'est pas directement "branché" à la modernité et aux techniques modernes de développement. C'est la raison pour laquelle on ne peut pas parler de développement local sans parler de formation à la maîtrise de certaines techniques agricoles ; pour l'élevage par exemple, les échanges d'expériences me paraissent tout à fait pertinents et bienvenus. CERCOOP : Une dernière question : comme vous le savez, des structures françaises de type CERCOOP œuvrent pour la création de structures sœurs sur place, au Burkina Faso. Pensez-vous que ce type de structures puisse s'avérer utile sur le long terme pour les acteurs de la coopération burkinabé ? M. Yero Boly : Je pense que la mise en place de ce type de structures est absolument indispensable si nous voulons réussir notre processus de décentralisation et si nous voulons pérenniser la coopération décentralisée en tant que cadre d'échanges entre collectivités locales. C'est la raison pour laquelle, à un autre niveau et comme je vous le disais tout à l'heure, nous mettons en place une Commission Nationale de la Coopération Décentralisée. Cela révèle déjà l'absence d'une structure de coordination, qui permette de faire remonter au centre les informations sur ce qui se passe. Il va de soi que des structures comme la vôtre sont les bienvenues, parce qu'elles sont indispensables aussi bien au niveau du Nord que du Sud. |
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Les lettres et bulletins précédents : Lettre de liaison - Eté 1999 Bulletin du Cercoop - 1er trimestre 2000 |
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