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Le bulletin n°14 (février - avril 2004) devrait être disponible d'ici la fin du mois de février 2004 |
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édito ![]() |
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L'Etat, par le biais du Ministère des Affaires Etrangères et de la Préfecture de Région, participe doublement au développement de la solidarité internationale. Tout d'abord, il soutient, encourage et accompagne les démarches de coopération décentralisée conduites par les collectivités locales. D'autre part, et c'est le cas de la Franche-Comté, son représentant participe, via le CERCOOP, au renforcement de la coordination de toutes les actions de coopération menées au niveau local. Dans le cadre du financement des projets de coopération décentralisée, l'Etat souhaite donc encourager l'implication des collectivités. En ce sens, c'est la notion d'intérêt général représenté au plan local par les collectivités territoriales, qui est ainsi valorisée dans le cadre de la coopération entre collectivités étrangères. Dans cette perspective, la coopération décentralisée permet de privilégier les domaines d'intervention de collectivité à collectivité entrant dans le cadre de leurs compétences. Mais cette coopération ne prend tout son sens que si elle intègre la dimension partenariale et par là même la notion de réciprocité. Il y a 5 ans, l'Etat s'est également engagé avec les collectivités territoriales de la région pour créer le CERCOOP. Il s'agissait de mettre en place un organisme qui puisse mieux coordonner les actions et les initiatives des acteurs locaux. Aujourd'hui, le bilan des actions menées et le programme des activités à venir du CERCOOP illustrent son dynamisme. Qu'il s'agisse de formation, de mutualisation, de recensement ou encore d'accompagnement des acteurs, le calendrier du dernier semestre 2003 est une preuve tangible de vitalité. Ainsi, la fin de l'année sera-t-elle marquée principalement par la semaine de la solidarité internationale du 12 au 23 novembre. Les groupes de mutualisation, initiés en 2001, connaissent eux aussi un engouement certain avec notamment la réunion de mutualisation sur les pays du bassin méditerranéen (11 octobre). Enfin, un module de formation consacré aux méthodologies de projets de tourisme durable se déroulera le 18 octobre. La qualité des prestations et la rigueur de l'organisation du CERCOOP bénéficient fortement à l'ancrage régional de la solidarité internationale. Aussi, comme toutes les solidarités, il est nécessaire d'en soutenir constamment les acteurs, tous les acteurs, pour qu'elles perdurent. Le Préfet de Région Franche-Comté Jean-Marc REBIERE |
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les activités du CERCOOP Les formations suivantes seront organisées par le Cercoop à la Saline Royale :
3ème réunion régionale pour la préparation de la Semaine de la solidarité internationale 2003, co-animée avec RéCiDev et la Maison de la Méditerranée : le 24 septembre (Belfort, Tour 41, à 15h).Contact des coordinations locales en Franche-Comté :
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agenda et nouvelles de nos partenaires - AMADEA (Enfance et développement à Madagascar), - Antidote et Cie, - APACA (association pour la promotion des arts et cultures d'Afrique), - Burkina Terre Africaine, - CEMEA : Formation "Médiation Interculturelle", - Euro Info Centre : journée PECO, - IUT : ouverture d'une licence "co-développement", - Mères pour la paix, - RECIDEV, - Ville de Besançon : Coopération Besançon-Bistrita (Roumanie), - Groupement d'Intérêt Public (GIP) "France coopération internationale", - Guilde Européenne du Raid : 21ème Forum d'Agen "Forum des Partenariats Nord-Sud", - UNAT : Tourisme solidaire et développement durable, - Cameroun : Sommet des Maires d'Afrique de Yaoundé. (lire l'agenda...) Dossier I : Le don de livres Nous reproduisons dans cet article un document réalisé en Nord-Pas de Calais par Lianes Coopération, le Rectorat, le CRDP et la DRAC de cette région. Nous remercions vivement nos amis de Lianes Coopération de nous y avoir autorisés. Du don au partenariat L'engagement des jeunes, notamment dans l'humanitaire et la solidarité, est un axe fort de l'action éducative. Conformément aux instructions pédagogiques sur l'éducation au développement et à la solidarité internationale, trois grands thèmes retiennent l'attention : - le droit à l'éducation pour tous, - la promotion du développement durable, - le respect de la diversité culturelle. Le don de livres (et les cahiers, crayons etc.) est un type de projet très prisé par les établissements scolaires et susceptible d'être monté par les jeunes dans, ou en dehors, de leurs établissements. Il répond au premier de ces thèmes, le droit à l'éducation pour tous". Répond-il cependant à "la promotion du développement durable" et au "respect de la diversité culturelle" ? Rien n'est moins sûr. L'élan de générosité des établissements scolaires et de certaines associations susceptibles d'encadrer des jeunes, est parfois source de gestes caritatifs qui peuvent aller à l'encontre des principes de l'éducation au développement. L'envoi massif d'ouvrages inadaptés aux besoins des pays en voie de développement est encore trop souvent à déplorer. En souhaitant promouvoir le droit à l'éducation, contribue-t-on au développement durable des éditeurs et des imprimeries locales ? Le respect de la diversité culturelle passe aussi au deuxième plan. Est-ce que nous nous donnons les moyens de trier les livres que nous envoyons, pour éliminer ceux qui sont représentatifs de nos cultures et nos modes de pensée au point d'être inutilisables ailleurs ? Que penser par exemple d'un manuel de mathématiques qui propose des problèmes sur Pierre qui investit une certaine somme en bourse, Marie qui doit perdre des kilos, M. Dupont qui veut acheter un matériel informatique dernier cri, Mme Durand qui cherche un foie gras pour Noël ? Mis à part le sexisme évident de ces exemples, quelle pertinence pour des enfants d'Afrique ou d'Asie ? Il est une notion qui est souvent absente d'un projet de don de livres, c'est la notion de collection. Dans nos pays, une bibliothèque, un COI ne sont pas constitués de n'importe quels livres récupérés à droite et à gauche. Une collection, pour contribuer au développement du livre et de la lecture, doit être cohérente, réfléchie, constituée selon des critères pertinents en fonction du public visé. Si nous souhaitons que nos jeunes s'engagent dans des projets de promotion du droit à l'éducation dans le respect des pays destinataires de dons, une réflexion préalable est indispensable. C'est une amorce de cette réflexion que propose ce document, ainsi que des conseils pratiques pour aider les jeunes à mieux comprendre les enjeux du don et du développement durable, qui sont parfois antinomiques. (suite de l'article...) |
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